Les routines de Maud

Créer une liste de réconforts non alimentaires

Durée indicative5 à 10 min
Moment conseilléAvant d’en avoir besoin
EngagementLéger
Illustration de la routine

Lorsque nous sommes stressées, fatiguées, contrariées ou seules, la nourriture peut offrir une source de réconfort rapide et faci lement accessible. Manger procure du plaisir. Certains aliments activent même les circuits cérébraux associés à la récompense et à l’apaisement. Le problème apparaît lorsque la nourriture devient notre seule stratégie pour faire face aux émotions difficiles. Plus notre palette de réconfort est limitée, plus nous risquons de nous tourner systé matiquement vers elle.

Comment faire concrètement

Prenez quelques minutes pour dresser la liste des activités qui vous procurent du bien-être, du calme ou du plaisir sans passer par l’alimentation. Par exemple : appeler ou envoyer un message à une amie ; écouter de la musique ; lire quelques pages d’un livre ; faire une prome nade ; jardiner ; tricoter ; prendre une douche ou un bain ; jouer avec un animal ; pratiquer une activité créative ; boire une boisson chaude ; passer quelques minutes au soleil. Gardez cette liste à portée de main. Lorsqu’une envie de manger liée au stress ou à l’ennui apparaît, consultez-la et choisissez une activité à essayer avant de vous diriger vers le placard.

Pourquoi ça marche

Une envie de manger émotionnelle cache parfois un autre besoin : se détendre, se distraire, se réconforter, se sentir moins seule ou simplement faire une pause. Disposer de plusieurs façons de répondre à ces besoins permet de ne plus faire reposer systématiquement ce rôle sur la nourriture. L’objectif n’est pas de remplacer tous les plaisirs alimentaires, mais d’élargir progressivement sa boîte à outils.

Bon à savoir

Les psychologues parlent parfois de « stratégies d’adaptation ». Plus nous disposons de moyens variés pour gérer nos émotions, moins nous dépendons d’un seul comportement pour nous sentir mieux. La nourriture peut continuer à faire partie de ces ressources, mais elle n’a plus besoin d’en être l’unique réponse.

Avant de consulter votre liste, posez-vous une question simple : « Ai-je faim, ou ai-je surtout besoin d’autre chose ? » Les deux réponses peuvent être vraies en même temps. Vous pouvez avoir faim et être contrariée ; dans ce cas, manger reste une réponse appropriée. Cette routine ne vise pas à interdire les aliments réconfortants ni à faire disparaître les émotions, mais à vous laisser davantage de choix. Si les prises alimentaires provoquent une souffrance importante, une aide spécialisée peut être utile.